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Comment l'amérique rejoint le tiers-monde
A quelques heures des élections américaines de mi-mandat, alors que bon nombre d'experts s'interrogent sur les raisons du désaveu qui s'abat sur le trop bien élu président Obama et tente de prendre le pouls de l'Amérique, Arianna Huffington, fondatrice du Huffington lance un pavé dans la mare avec un livre intitulé l'Amérique du Tiers-Monde.
![]() Sauf improbable surprise de dernière minute, les républicains s'acheminent vers une victoire aux élections de midterms et Obama vers une seconde partie de mandat des plus laborieuses. Tout en négociations serrées. Un désaveu populaire bien difficile à imaginer de ce côté ci de l'Atlantique quand on se souvient à quelle vitesse l'« élu » avait accédé au statut d'icône, prix Nobel de la Paix en prime...Tout restait à faire. C'est bien là le problème. La France des éditorialistes qui sanglotait de bonheur à l'unisson du peuple américain, il y a tout juste deux ans, cherche à comprendre les raisons du désaveu. On s'invite entre éditorialistes. Ainsi, Jean-Pierre Elkabbach recevait ce matin un collègue américain Jonathan Mann. Le journaliste de CNN estime que les Etats-Unis traversent une « vague de colère », due notamment au taux de chômage, et que le vote des Américains serait influencé par ce climat. D'après lui, les électeurs sont confrontés à l'image d'un président Obama « affaibli », qui n'est « pas assez fort, pas assez clair, assez sévère », notamment en terme de prévention du terrorisme. Pour s'en sortir, Obama devait « convaincre » les électeurs blancs et les riches, qui sont traditionnellement les plus mobilisés lors de ces élections de mi-mandat. Les électeurs blancs et les riches : ce serait la seule voie de recours d'Obama. Etonnant quand Barack Obama est déjà perçu ou accusé d'être un millionnaire éduqué à Harvard, qui a perdu le contact avec le citoyen moyen. La semaine de vacances dans une villa à Marbella à 6000 dollars la nuit (sans compter le trajet avec Air force one à 150.000 dollars...) que s'est offerte la First Lady au mois d'août dernier a laissé des traces. Chacun ses yachts Bolloré...La même semaine, l'Amérique « gagnait » 131.000 chômeurs. La classe moyenne et les lobbys A long terme, c'est moins les riches que les classes moyennes et populaires que le président Obama devra récupérer s'il espère renouveler son bail à la Maison Blanche. C'est ainsi que l'entend Arianna Huffington, fondatrice du Huffington Post et auteur du livre au titre choc l'Amérique du Tiers Monde. Dans une interview au Monde Magazine, Arianna Huffington décrit une Amérique délabrée : « Près de 100 millions d'Américains vivent dans des familles aux revenus inférieurs à ceux de leurs parents au même âge. Les enfants de parents fortunés qui ne font pas d'études ont plus de chance d'être riches que les enfants de parents pauvres qui, eux, ont entrepris des études. La classe moyenne, sur laquelle a reposé l'essor économique de ce pays, est une espèce en voie de disparition. La classe moyenne est dévastée. Et sa disparition est bien plus menaçante pour la stabilité à long terme de ce pays que la crise financière, qui a vu 3 000 milliards de dollars d'argent du contribuable versés à Wall Street. Des chiffres ? Depuis la fin de 2007, nous avons perdu plus de 8,4 millions d'emplois. Un Américain sur 5 est sans emploi ou sous-employé ». La fondatrice du Huffington Post égrène alors la liste des infra structures défaillantes du pays : « Le système de canalisations date de la guerre de sécession ! Le réseau électrique est largement insuffisant, d'autant que la demande d'électricité a augmenté de 25 % depuis 1990. Un tiers du réseau routier peut être considéré comme insuffisant, voire médiocre. Le système ferroviaire n'a cessé de régresser depuis 80 ans et paraît grotesque en comparaison des trains ultrarapides qui traversent la France, le Japon, la Chine. Un quart des ponts est, selon le département des transports, "structurellement déficient", ou "fonctionnellement obsolète". Nos réservoirs – plus de 85 000 – présentent un réel danger ». Secteur le plus dévasté, les écoles : « Rien n'accélère davantage notre glissade vers un statut de tiers-monde que notre échec à éduquer convenablement nos enfants. C'est pourtant par l'école que passait le rêve américain ! Et pour la classe moyenne, la route vers le succès ! Mais des études montrent que parmi 30 pays développés, les Etats-Unis se situent au 25e rang pour les maths, au 21e pour les sciences. Des résultats lamentables. 30 % des lycéens quittent l'école sans diplôme. Or on ne cesse de licencier des professeurs, de réduire le nombre d'heures de cours, voire de jours d'école. Des bourses sont supprimées alors que les frais pédagogiques augmentent. Pendant ce temps-là, des prisons ont essaimé un peu partout à une vitesse que même McDonald's pourrait envier. Trop d'écoles américaines préparent plus à la prison qu'à l'université. Quel échec ! ». La faute au manque d'audace d'un establishment dont Obama est, malgré tout, un représentant. La faute aussi aux lobbies qui pullulent à Washington. Et la classe moyenne américaine n'est pas enregistrée au registre des lobbies... marianne2 |
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Ahmadinejad au Liban : changer les rapports de forces
« Khosh amadid » est s’est vite affirmé comme le dernier slogan pour de nombreux Libanais lorsque des milliers de pancartes de « bienvenue » en persan sont apparues un peu partout à travers le pays.
Accueilli en héros à Beyrouth au premier jour de sa visite officielle, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé qu’Israël se dirigeait vers sa fin et il a loué la « résistance » du Liban - Photo : Keystone C’était la semaine passée, à l’occasion de la visite de deux jours du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Bien que cette visite ait été présentée dans la plupart des grands médias comme « controversée » , Ahmadinejad a été invité au Liban à l’occasion de la visite en Iran en 2008, du président libanais Michel Suleiman. Une grande partie des médias se sont focalisés sur la relation étroite entre l’Iran et le mouvement du Hezbollah, parti politique chiite islamique libanais et organisation de la résistance armée. Depuis la création du Hezbollah au début des années 1980, l’Iran a financé le groupe, lui fournissant armes et entraînement militaire. Ce soutien est l’un des facteurs qui ont fait du Hezbollah la force de résistance armée la plus efficace à ce jour contre Israël . Alors que beaucoup se réjouissaient de la visite de M. Ahmadinejad, la première au Liban depuis qu’il a été élu en 2005, d’autres estimaient qu’elle était accompagnée par un grand nombre d’exagérations et de critiques inutiles. Hassan, un chauffeur de taxi dans le quartier Dahiyeh à Beyrouth, disait : « Quel est le problème ? C’est le dirigeant d’un pays qui rend visite à un autre. Si Sarkozy venait ici aujourd’hui il n’y aurait pas de problème. C’est seulement quand il est question du Hezbollah que le monde fait attention au Liban. » Bien que fervent partisan du Hezbollah, Hassan ajoute qu’il n’est pas particulièrement enthousiasmé par la visite du leader iranien. Il est cependant heureux « qu’il soit enfin question du problème de l’électricité ! » Le Liban reste en proie à des questions de fourniture d’électricité et à des problèmes avec d’autres services fournis par l’État, les coupures d’électricité quotidiennes allant de trois heures dans la capitale à huit heures, sinon plus, en dehors de la ville. Ce problème a été considérablement aggravé au cours de la guerre de juillet 2006 lorsqu’Israël a attaqué les centrales énergétiques à travers le pays. Pour certains, le point culminant de la visite d’Ahmadinejad a pris la forme d’un prêt de 450 millions de dollars pour soutenir le secteur de l’énergie au Liban et les projets de gestion de l’eau. Al-Jazeera avait rapporté plus tôt que Gebran Bassil, ministre de l’eau et de l’énergie du Liban, avait souligné que « tous les avantages de cette visite seront pour tous les Libanais », sans qu’il soit question d’un groupe politique ou d’un autre. Déplacer les rapports de forces dans la région Le Liban a été la raison pour laquelle beaucoup de batailles politiques et militaires ont été menées dans la région ces dernières années. Après une présence militaire de près de trois décennies au Liban, la Syrie a été forcée de retirer ses forces après que l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri ait été assassiné - avec 21 autres personnes - dans un attentat à la voiture piégée en 2005. Beaucoup d’hommes politiques ont rapidement accusé la Syrie d’être responsable de l’assassinat, dont le fils de Rafic Hariri et actuel premier ministre libanais, Saad Hariri. C’est à ce moment-là qu’est née l’alliance du 14 mars, alors au pouvoir, soutenue par l’occident et dirigée par le mouvement du Futur d’Hariri - principalement soutenu par les sunnites - et qu’est né dans le même temps le mouvement du 8 mars dirigé par le Hezbollah. Trois ans plus tard, en mai 2008, alors que la situation politique au Liban était dans l’impasse, des affrontements internes ont éclaté entre les différents groupes politiques ; affrontements qui ont été presque immédiatement réprimés par la force militaire et dominante du Hezbollah. Les élections parlementaires qui ont suivi un an plus tard puis de longues négociations au Parlement ont abouti à la nomination de Saad Hariri comme nouveau premier ministre à la tête d’un gouvernement d’union nationale incluant le Hezbollah. Assumant son nouveau rôle, M. Hariri a rapidement conduit un processus de rapprochement avec la Syrie, et il a rétracté en septembre de cette année les accusations selon lesquelles la Syrie était derrière l’assassinat de son père. Amal Saad-Ghorayeb, auteur du Hezbollah : Politique et Religion et chercheur à l’Institut de Doha, voit dans ces différents événements comme la cause d’un changement de pouvoir, non seulement au Liban mais dans toute la région : « Le résultat de la guerre de juillet [la victoire du Hezbollah en 2006], a été la formation d’un gouvernement d’union nationale, qui à son tour, a été la conséquence de la performance militaire du Hezbollah lors des affrontements de mai 2008, tous ces facteurs renforçant le Hezbollah et par conséquent, la position de l’Iran au Liban. » « La visite d’Ahmadinejad a démontré que le Liban n’est plus dans l’orbite des États-Unis », estime Saad-Ghorayeb. « Il est vrai, que [le Liban] n’est pas non plus dans l’orbite iranienne, compte tenu du refus par l’alliance du 14 mars d’un accord de défense avec l’Iran, mais la visite a marqué un net écart par rapport à l’axe des régimes arabes dits ’modérés’ et soutenus par les Etats-Unis. » Et elle ajoute : « Ceci est particulièrement vrai compte tenu des objections répétées des Etats-Unis et d’Israël - sans parler des menaces - à l’occasion de la visite [du président Ahmadinejda] ». Cette évolution est devenue tangible lorsque le roi saoudien Abduallah et le président syrien Bachar al-Assad se sont rencontrés au Liban plus tôt cet été. Pour beaucoup, la Syrie, l’Iran et des groupes comme le Hezbollah au Liban et le Hamas en Palestine occupée représentent « l’axe de la résistance », tandis que l’Arabie saoudite et de nombreux gouvernements et groupes politiques de la région soutenus par l’Occident constituent « l’axe modéré ». Les États-Unis ont longtemps affirmé vouloir négocier la paix au Liban et dans la région, mais nombreux sont ceux ici qui les considèrent comme un négociateur malhonnête qui apporte un soutien militaire et diplomatique massif et quasi inconditionnel à Israël, et cela alors même qu’Israël dévastait le Liban par ses bombardements en juillet-août 2006. En un contraste frappant avec les Etats-Unis qui considèrent le Hezbollah comme une « organisation terroriste », Ahmadinejad a soigneusement évité lors de sa visite de montrer un soutien particulier à un côté ou à autre dans l’éventail politique libanais. Au lieu de cela, il a cherché à tendre la main aux Libanais de l’ensemble du spectre politique. Il a loué Hariri au cours des rassemblements organisés par le Hezbollah, en dépit de quelques fortes huées dans la foule à la seule mention de nom du premier ministre. Saad-Ghorayeb compare les stratégies des deux pays. « En contraste avec les responsables américains lors de leurs visites au Liban et avec ceux qui sont à Washington, Ahmadinejad s’est abstenu d’explicitement intervenir dans les affaires libanaises ou de faire des déclarations incendiaires supportant un côté contre l’autre. Il serait inconcevable que les puissances occidentales qui soutiennent le mouvement du mars 14 fassent preuve de la même courtoisie à l’égard des forces d’opposition au Liban. » Soutien à la résistance Durant la deuxième et dernière journée de sa visite, M. Ahmadinejad s’est rendu dans la ville de Bint Jbeil au sud-Liban, où une manifestation a été organisée, des dizaines de milliers de supporters du Hezbollah étant ravis d’accueillir le président iranien. C’était le lendemain d’un autre rassemblement de même importance et organisé par le Hezbollah à Dahiyeh. « Le Liban est l’école de la résistance et de la fermeté contre les forces de l’intimidation dans le monde, » a déclaré Ahmadinejad devant la foule à Dahiyeh. Il a exprimé un sentiment similaire à Bint Jbeil : « Je vous salue, peuple de la résistance ... nous sommes fiers de vous et nous resterons pour toujours à vos côtés. » Sachant que Ahmadinejad gagnerait un large soutien au Liban en défendant la résistance, les gouvernements américains et israéliens ont fait des déclarations condamnant la visite du président iranien comme une « provocation » avant même qu’il se soit déplacé. Un parlementaire israélien a appelé à l’assassinat du président iranien lors de sa visite au Liban. Apparemment sans se soucier de ces menaces, les organisateurs de ce rassemblement [à Dahiyeh] ont lancé des milliers de ballons rouges, blanc et vert (les couleurs du drapeau iranien) qui ont ensuite dérivé vers le sud jusqu’à la frontière israélienne à trois kilomètres de là, un acte symbolique de défi vis-à-vis des pressions des États-Unis et d’Israël. Lors du rassemblement à Bint Jbeil, une jeune femme d’un village dans le sud qui a refusé de donner son nom, a dit : « Regardez les avions de guerre israéliens passant dans le ciel toute la journée. Il existe une autre histoire de cette région [que celle présentée par] les médias occidentaux, c’est celle de l’occupation et cette histoire doit être connue. » Elle faisait référence aux 22 années d’occupation israélienne du sud du Liban. Il est aujourd’hui établi que c’est cette occupation qui a créé les conditions de la fondation du Hezbollah comme organisation armée avec pour but de résister à Israël. Le Hezbollah a été célébré au Liban et dans tout le monde arabe comme un vainqueur en 2000, lorsque Israël a dû unilatéralement retirer ses forces d’occupation, et il a été célébré à nouveau en 2006, lorsque Israël a été vaincu après 34 jours de guerre totale contre le Liban. Le rôle du Hezbollah le distingue de tous les autres groupes politiques au Liban. Dans un pays profondément divisé entre des lignes sectaires et politiques, la résistance à Israël est probablement l’une des rares causes pouvant encore réunir une majorité de Libanais. Matthew Cassel 21 octobre 2010 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à : Info-palestine vendredi 29 octobre 2010 -Matthew Cassel - The Electronic Intifada |
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Pour en finir avec la logique de guerre et de domination !
En tant qu'organismes québécois voués à la défense et à l'élargissement des droits civils et politiques, économiques, sociaux et culturels, ici et partout dans le monde, En tant que citoyennes et citoyens du Québec épris de paix et de justice et soucieux de développer des relations internationales de coopération fondée sur l'égalité et la solidarité, ![]() 1. NOUS SOMMES INDIGNÉ-ES
2. NOUS DÉNONÇONS LES « VA-T-EN-GUERRE » ICI MÊME AU CANADA :
3. NOUS REJETONS CATÉGORIQUEMENT le faux discours de la « guerre contre le terrorisme » et l'implication militaire, directe ou indirecte, du Canada aux côtés des États-Unis dans le cadre d'une politique visant à étendre leur hégémonie à l'ensemble de la planète et caractérisée par :
4. NOUS APPELONS LA POPULATION QUÉBÉCOISE À SE MOBILISER pour contribuer à renverser cette dynamique mondiale destructrice en exigeant du Gouvernement du Canada :
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Maroc : Le gouvernement doit faire cesser les abus liés aux arrestations dans le cadre de la loi ant
Les suspects subissent des détentions au secret et illégales, ainsi que des mauvais traitements en garde à vue Des manifestants devant le siège de la Direction du Surveillance du Territoire (DGST) à Témara, au sud de la capitale marocaine Rabat, le 27 juillet 2004. Ces manifestants accusaient la DGST de disposer d'un centre de détention secret, dans lequel certaines personnes arrêtées dans le cadre de la loi antiterroriste seraient soumises à des actes de torture. © 2004 Getty Images Rabat, le 25 octobre 2010) - Les suspects arrêtés dans le cadre de la loi antiterroriste marocaine subissent régulièrement de graves violations des droits humains qui compromettent leur droit à un procès équitable, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. Le rapport de 56 pages, intitulé « ‘Stop Looking for Your Son': Illegal Detentions Under the Counterterrorism Law in Morocco » (« ‘Pas la peine de chercher votre fils' : Détentions illégales dans le cadre de la loi antiterroriste au Maroc », documente les pratiques abusives commises dans le cadre de la loi antiterroriste marocaine, adoptée 12 jours après que des attentats suicides coordonnés perpétrés à Casablanca le 16 mai 2003 ont coûté la vie à 45 personnes. Nombre de ces abus violent la législation progressiste adoptée par le Maroc pour protéger contre la torture et la détention illégale, ainsi que les conventions internationales signées par le Maroc, selon Human Rights Watch. Ce rapport s'appuie en partie sur des entretiens menés entre 2007 et 2010 avec des personnes détenues dans le cadre de la loi antiterroriste, et avec leurs proches. Il comporte également une réponse de la part du gouvernement marocain, qui a été accueillie favorablement par Human Rights Watch. « Si le Maroc a fait preuve de volonté politique en adoptant une législation éclairée en matière de droits humains, le gouvernement manque toutefois de volonté politique pour faire appliquer cette législation lorsqu'il s'agit de suspects de terrorisme », a déclaré Sarah Leah Whitson, Directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch. Ces pratiques débutent par l'arrestation des suspects par des agents en civil, qui ne présentent pas de pièce d'identité, n'expliquent pas le motif de l'arrestation puis transportent les suspects, les yeux bandés, vers un lieu de détention tenu secret, a observé Human Rights Watch. Dans ce lieu, les suspects sont souvent mis en garde à vue, ou détention préventive, au-delà de 12 jours, le délai maximum prévu par la loi. Nombre des personnes détenues dans ces conditions indiquent avoir été torturées ou maltraitées pendant leur détention. Les autorités finissent par les transférer à un poste de police, où des officiers de police leur présentent une déclaration à signer. Ce n'est qu'après qu'ils ont signé que la majorité d'entre eux peuvent voir un avocat pour la première fois, et que leurs familles sont pour la première fois informées de l'endroit où ils se trouvent - parfois quatre ou cinq semaines après leur arrestation. Le fait que les agents ayant procédé aux arrestations se soient généralement abstenus de justifier de leur identité de policiers est significatif, car les suspects et leurs proches ont maintenu uniformément que ces personnes sont des agents du service national de renseignement, la Direction Générale de la Surveillance du Territoire. Selon le droit marocain, seule la Police judiciaire est légalement autorisée à arrêter des suspects et à les détenir en garde à vue. Les suspects ont uniformément déclaré à Human Rights Watch que les agents les ayant arrêtés les ont placés dans un véhicule banalisé, leur ont bandé les yeux et les ont transportés vers un centre de détention dont ils pensaient qu'il était situé au siège de l'agence de renseignement à Témara, près de Rabat, ou à proximité de ce siège. Les autorités nient l'existence d'un tel centre de détention. Le droit marocain interdit la détention de personnes dans des lieux qui ne font pas l'objet d'une surveillance officielle du ministère de la Justice, qui concernerait également le siège de l'agence de renseignement. Il exige également que la police informe la famille dès que les autorités placent quelqu'un en garde en vue - une exigence que les autorités ignorent systématiquement, selon les suspects et leurs familles. Brahim Lahjouli, par exemple, a déclaré à Human Rights Watch qu'après que des agents ont arrêté son frère Abderrahim devant des témoins à Casablanca le 30 mars 2010, la famille est restée sans nouvelles de son sort jusqu'à ce qu'il réapparaisse en prison le 7 mai. Abderrahim Lahjouli a confié plus tard à ses proches qu'il avait passé quatre semaines à Témara avant d'être transféré dans un poste de police normal. Le rapport présente aussi les cas des accusés dans l'affaire dite « affaire Belliraj » qui purgent actuellement de longues peines de prison, déclarés coupables d'avoir formé un réseau terroriste et d'avoir commis des délits de droit commun pour le financer. Ces hommes ont été arrêtés de façon similaire début 2008 et maintenus pendant des semaines en détention au secret. Leurs familles n'ont eu connaissance de l'endroit où ils se trouvaient qu'en lisant des articles dans les journaux annonçant le démantèlement du groupe. Les avocats marocains qui assurent la défense de clients maintenus en garde à vue au-delà de la durée légale indiquent que la police enregistre régulièrement une date ultérieure d'arrestation afin de dissimuler la période passée en détention au secret. Les efforts déployés par la défense pour soulever cette violation de la procédure parmi d'autres n'incitent que rarement, voire jamais, le tribunal à déclarer irrecevables les « aveux » des suspects et, dans la plupart des cas, ces « aveux » servent de principale preuve pour les condamner. « Le droit marocain exige que le tribunal rejette des aveux obtenus par la violence ou la contrainte », a remarqué Sarah Leah Whitson. « Mais quand il s'agit de la loi antiterroriste, les tribunaux ferment les yeux sur les circonstances coercitives, et dans certains cas sur la torture, qui ont précédé les aveux. » Le gouvernement marocain, dans sa réponse aux questions soulevées par Human Rights Watch, reproduite en intégralité à l'Annexe 4 du rapport, a déclaré ce qui suit :
Human Rights Watch prépare une réponse exhaustive aux arguments exposés par le gouvernement, qui ne lui sont parvenus que le 18 octobre, mais a d'ores et déjà fait les observations suivantes :
Contexte Il y a près de quatre ans, le roi Mohammed VI a accepté le rapport final de l'Instance équité et réconciliation (IER) du Maroc, une commission de vérité qui a effectué un travail innovant sur la reconnaissance et la réparation des « disparitions » et autres violations graves de la part du gouvernement dans les dernières décennies. Non moins important, la commission a formulé des recommandations au gouvernement pour prévenir et réprimer les abus futurs, dont bon nombre n'ont pas encore été mises en œuvre. Dans la période précédente, des centaines de personnes enlevées par des agents de l'État « ont disparu » pour toujours et sont présumées mortes. Dans le schéma actuel, la personne « enlevée » réapparaît au bout de plusieurs semaines, voire plus tôt, en garde à vue. Même si les abus eux-mêmes sont peut-être moins graves que par le passé, le mépris de la loi par les forces de sécurité n'en est pas moins flagrant. Nombre des victimes de ces pratiques illégales purgent actuellement de longues peines de prison, après des procès inéquitables. Les autorités marocaines se sont largement abstenues de mener des enquêtes sur les allégations crédibles et répétées de violations des lois régissant l'arrestation et la détention de suspects, d'éradiquer ces pratiques et d'exiger des comptes à leurs auteurs. « Le Maroc dispose de nombreuses lois rigoureuses pour éviter les abus, mais en omettant de les appliquer pour mettre fin à ces arrestations et détentions au secret illégales, le gouvernement sape non seulement l'État de droit mais aussi l'héritage de l'Instance équité et réconciliation », a conclu Sarah Leah Whitson. Human Rights Watch a recommandé que le gouvernement :
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L’horreur de la récolte des olives en Palestine
« Son combustible vient d’un arbre béni : un olivier ni oriental ni occidental dont l’huile semble éclairer sans même que le feu ne la touche. » Quoran 24:35
« Et quand il eut allumé les torches, il les lâcha dans les moissons des Philistins et brûla aussi bien les gerbes que le blé sur pied et même les vignes et les oliviers. » Juges 15:5 Les oliviers et l’huile d’olive symbolisent au plus haut degré la terre, l’identité et la culture palestinienne. Ils sont l’emblème de la fierté nationale et le coeur véritable de l’économie agricole. Bien que la domination et les humiliations quotidiennes de l’occupation de Jérusalem Est et de la Cisjordanie prennent toutes sortes de formes - les fouilles humiliantes aux checkpoints ; les arrestations et interrogatoires de mineurs ; les retards imposés aux ambulances qui amènent les malades à l’hôpital ; l’expulsion des familles et la démolition de leurs maisons - peu d’actes sont plus préjudiciables et plus désolants que l’incendie des champs d’olivier par des colons membres de groupes d’autodéfense. La récolte des olives a commencé officiellement vendredi dernier dans les territoires occupés de Cisjordanie et les coups de feu à balle réelle ont salué son ouverture. Des centaines d’arbres ont été brûlés par les colons israéliens sous l’oeil des soldats israéliens. Ils ont empêché les véhicules des pompiers de venir éteindre le feu. Cela est devenu un rituel annuel de spoliation de la terre par ceux qui se sont illégalement installés en Cisjordanie. En même temps que la récolte commençait, l’Agence d’Aide Internationale Oxfam a publié à Jérusalem son rapport « La route vers la production d’olives : Les défis pour développer la production d’huile d’olive en Cisjordanie ». Oxfam indique que la production d’huile d’olive apporte quelque 100 millions de dollars par an aux familles et aux communautés les plus pauvres et les plus démunies de Cisjordanie. C’est la source principale de revenus de l’économie et presque la moitié de la terre cultivable y est consacrée. C’est aussi la principale source d’exportation du territoire et l’importance des oliviers et de la fabrication d’huile d’olive qui procurent du travail et des revenus à 100 000 fermiers palestiniens ne peut être exagérée. Cependant le gouvernement israélien interdit délibérément l’accès des terres où les fermes d’oliviers sont situées. « Des barrières physiques, comme des checkpoints ou des gros blocs de pierres empêchent le libre déplacement des personnes et des marchandises et interdisent aux Palestiniens l’accès de leurs produits agricoles, y compris des olives et de l’huile d’olive, au marché israélien et international » stipule le rapport. Il recommande aussi de sanctionner les attaques des colons israéliens contre les champs d’oliviers qui vont de voler les olives, brûler ou arracher des dizaines de milliers d’oliviers à attaquer les fermiers pour les empêcher de récolter les olives. « Les attaques contre les fermiers d’olives palestiniens et leur harcèlement par les colons sont monnaie courante. » Et vendredi dernier n’a pas fait exception. Comme l’a rapporté d’AFP, les colons sont descendus sur les champs d’oliviers avec des armes automatiques et ont incendié les arbres en psalmodiant : « dehors, dehors. » Bien que le niveau de violence cette année-ci soit un des plus hauts, il est plus que probable qu’aucun colon ne sera poursuivi. Selon une étude réalisée par l’Organisation pour les Droits Humains, Yesh Din, qui porte sur cinq ans et qui recense 97 cas de vandalisme de terre palestinienne, les enquêtes de police n’ont mené à aucune poursuite. « Les autorités légales ne font rien du tout en ce qui concerne le dommage causé aux moyens d’existence des Palestiniens » affirme l’auteur du rapport Yior Lavne. Détruire l’héritage culturel et les ressources économiques d’un peuple sont des pratiques odieuses. Partout ailleurs la profanation intentionnelle et délibérée de la terre et le sabotage des moyens d’existence d’un peuple seraient considérés comme un crime de guerre. Il est temps que la communauté internationale qualifie ainsi ce qui s’est passé en Cisjordanie la semaine dernière. Aidez les fermiers palestiniens en achetant leur huile à un prix honnête. * Rannie Amiri est en expert indépendant du Moyen Orient. Consultez le site du Philistin
23 octobre 2010 - CounterPunch - Pour consulter l’original : 25 octobre 2010 - Rannie Amiri - Counterpunch - Info-palestine |
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Rapport du 2eme séminaire Cadtm Ayna « propositions souveraines et alternatives sociales face à la d
Les 16 et 17 septembre s'est tenu à Buenos Aires en Argentine, le second séminaire du réseau CADTM AYNA intitulé « propositions souveraines et alternatives sociales face à la dette ». Cet espace de discussion a permis d'analyser les tendances récentes de l'évolution de l'endettement public au niveau régional et de mettre en avant la prise de mesures souveraines comme un élément clé dans la lutte contre le système d'oppression de la dette. |
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Ce monde-là
Ce monde-là, je vous le laisse Il n’est pas le mien. Denise BERNHARDT, |
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