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«la faim n'est jamais fatidique: une politique intelligente peut combattre la faim et la pauvreté»

Discours de la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey, cheffe du Département fédéral des Affaires étrangères, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, le 16 octobre

hd. Le 16 octobre 1945 fut fondée l'Organi­sation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dans le but d'assurer l'alimentation de tous les hommes sur cette planète. Depuis 1979, cette journée est célébrée en tant que Journée mondiale de l'alimentation, afin de rendre attentif au sort des hommes qui ont faim. De nos jours, 1,2 milliards de personnes souffrent de la faim, bien qu'on dispose de suffisamment de produits alimentaires.

Le 16 octobre, la Suisse a également célébré la Journée mondiale de l'alimentation par une manifestation officielle sur la Place fédérale à Berne. Comme la Direction du développement et de la coopération (DDC) s'occupe plus intensément de cette problématique mondiale et essaye, par beaucoup de projets, de réduire la misère et les souffrances des hommes, la Conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey dont le Département coiffe la DDC, a prononcé un discours concernant la situation alimentaire mondiale que nous publions ci-dessous.

Chers jeunes gens,

Mesdames et Messieurs,

Celui qui a faim, souffre. Celui qui a faim, désespère. Celui qui a faim, crie en silence.

Aujourd'hui, environ 1,2 milliards d'êtres humains ont faim. Un record mondial scandaleux. Un homme sur six n'a pas assez à manger. Malgré une année record des moissons de blé il y a deux ans. Malgré les leçons tirées de la crise alimentaire de 2008. Dans le monde entier, le droit à l'alimentation est de loin le droit de l'homme le plus violé.

La crise alimentaire s'est à nouveau renforcée. La responsabilité incombe à la crise financière et économique. Des séche­resses, mauvaises récoltes, inondations catastro­phiques dans les pays en développement: les effets du changement climatique se font sentir.

Vingt-quatre coups frappés au clocher. 24 000 êtres humains meurent de faim. Jour après jour. Pourquoi ce scandale? Immobilité et silence, ici, sur la Place fédérale. Pour qu'on écoute la question?

Chers jeunes gens,

Mesdames et Messieurs,

• au Nigeria, des hommes ont faim parce qu'ils ne peuvent pas se payer à manger;

• en Haïti, des hommes ont faim par suite des catastrophes naturelles et à cause d'un environnement gravement abîmé;

• en Afghanistan des hommes ont faim parce que des guerres influencent depuis des années la production et la commercialisation des produits alimentaires.

La faim n'est jamais fatidique. Une politique intelligente peut combattre la faim et la pauvreté.

Pour cela

• les gouvernements des pays en voie de développement doivent placer la sécurité alimentaire comme but politique primordial;

• il faut un droit de regard des citoyennes et des citoyens. Celui-ci peut le mieux garantir que les gouvernements traduisent dans les faits le droit à l'alimentation. Le prix Nobel indien Amartya Sen a trouvé la formule: «Dans les pays où il n'y a ni élections, ni opposition, les gouvernements n'ont pas besoin de s'occuper des questions politiques résultant de leur échec à combattre la pauvreté.»

• Il faut une politique qui renforce les pe­tites exploitations agricoles. Une agriculture basée sur des structures locales et un savoir local. Il faut une politique qui, pas à pas, crée les conditions d'une économie durable. Comment peut-on s'attendre à ce qu'une famille de petits paysans investisse ses économies dans un domaine et des équipements tant que le droit de jouissance n'est pas assuré? Comment peut-elle se procurer des semences et des outils sans avoir accès au crédit? Comment peut-elle acheter et vendre des produits si les routes sont impraticables après les pluies?

Il y a deux ans, les prix des produits alimentaires ont explosé. La responsabilité incombait entre autres à:

• l'investissement inexistant durant de longues années dans l'agriculture des pays en voie de développement;

• les subventions à l'exportation des pays industrialisés;

• un commerce de matières premières et de produits alimentaires pas suffisamment réglementé.

Chers jeunes gens,

Mesdames et Messieurs,

Une crise alimentaire est catastrophique et entraîne des dommages à la santé de longue durée pour des familles pauvres. Que fait la Suisse?

A la différence d'autres pays industrialisés, la Suisse n'a pas réduit les moyens attribués à l'agriculture des pays en développement durant ces dernières années. L'année dernière, notre travail de coopération au développement a engagé environ 200 millions de francs pour une sécurité alimentaire améliorée et fourni une contribution à un développement globalement durable.

Quelques exemples:

• en Afrique australe, la Suisse soutient - de concert avec des agences de développement d'autres pays - la recherche et la culture d'espèces de haricots résistants au climat. Dans douze pays, environ 10 millions de personnes en profitent;

• la Suisse soutient la recherche internationale sur le riz. Cela permet - par exemple au Laos - à des petits paysans d'accéder à des sortes de riz fertiles. En environ quinze ans, la production de riz a pu être augmentée des deux tiers.

• Au Pérou, la Suisse soutient la promotion d'espèces de pommes de terre indigènes. De nouveaux produits à base de patates ont été présentés sur les marchés. Les producteurs ont pu accroître leurs revenus.

• Dans bien des pays en voie de développement, la Suisse soutient les conseils agricoles fournis aux petits paysans et permet leur mise en réseau mutuelle.

La mondialisation rend des pays, des espaces économiques et des sociétés beaucoup plus dépendants les uns des autres. La Suisse est un pays qui est particulièrement dépendante de réseaux internationaux. Par conséquent, nous avons un intérêt et une responsabilité particuliers à maîtriser les problèmes mondiaux de la faim et de la pauvreté.

Il y a un mois, le Conseil fédéral a décidé de présenter un projet d'augmentation de l'aide publique, jusqu'en 2015, à 0,5% du produit intérieur brut. Il est prévu d'attribuer ces moyens supplémentaires pour des tâches relatives à l'eau et au climat. Cet engagement améliore en même temps, directement ou indirectement, la sécurité alimentaire. Le Parlement discutera ce projet de loi dans les mois qui viennent.

Créer dans les pays en voie de développement les conditions qui permettent aux gens d'améliorer leur vie

Dans le monde entier, bien des gens ont sans doute profité des règles du commerce global. Aujourd'hui, toute une série d'anciens pays en voie de développement jouent un rôle important sur le marché mondial. Mais beaucoup de pays du sud ne savent pas profiter des chances de la globalisation. Dans un monde en réseau, l'orientation de notre politique commerciale influence également les perspectives de pays pauvres.

Chers jeunes gens,

Mesdames et Messieurs,

Le changement climatique crée de nou­velles injustices. Les pays riches sont responsables des émissions de gaz à effet de serre. Mais ce sont les pays en développement qui sont le plus durement frappés par les répercutions.

Si la température globale continue de s'élever sans frein, les sécheresses et les inondations augmenteront. En Afrique, il y aura des ruptures de production dans l'agriculture. Par la suite, la pauvreté et la faim augmenteront. Il faut des innovations techniques, écono­miques et politiques pour que les familles de petits paysans puissent s'adapter rapidement à un environnement modifié.

Prévoir vaut mieux que guérir

Cette devise vaut également pour la politique du climat. Accélérer les innovations techniques, poursuivre des buts de politique climatique ambitieux, construire une économie qui ne nuit pas au climat: tout ceci exige de nous tous un effort énorme. Autant national qu'international. Il faut exiger avant tout des pays riches de trouver les moyens d'une croissance durable et de réduire massivement l'empreinte écologique de nos pas sur notre planète. Il n'y a pas moyen d'échapper à cette voie.

Nous ne pouvons atteindre un développement propre, sûr et global qu'en collaboration avec les pays pauvres. Cette action commune est possible si nous respectons les règles du fair-play:

• fair-play envers les pays pauvres,

• fair-play envers la nature,

• fair-play envers les générations mon­tantes.

Un engagement persévérant est indispensable pour que les règles du fair-play soient valables, ici et ailleurs.

La faim est avant tout le résultat d'omissions politiques. Pour combattre la faim, il faut une politique sur laquelle on peut compter et une collaboration au développement qui s'appuie sur des partenariats larges et qui soutient efficacement les propres efforts dans les pays.

Il faut une politique solide pour développer l'espace paysager. Il faut des règles du commerce fair-play. Il faut des efforts renforcés de politique climatique.

Mani Matter a défini notre tâche de façon pertinente:
Ceux qui vont bien
iraient mieux
si ceux qui vont plus mal
allaient mieux.

Je vous remercie cordialement de votre engagement. •

Source: www.deza.admin.ch

horizons-et-debats


 

14.11.10 23:58


Washington permet à l'occupation d'utiliser ses armes stockées

Le Congrès américain a approuvé une loi qui permet l'augmentation des quantités d'armes de combats et de matériel militaire stockées par Washington dans l'entité sioniste, pour une valeur d'un milliard de dollars jusqu'à la fin de l'année prochaine, et de deux milliards et 200 millions de dollars jusqu'à la fin de l'année 2012.

Le magazine américain Defense News a déclaré dans son édition de lundi 8/11, que ces armes sont stockées dans l'entité sioniste pour être utilisées par l'armée américaine et sioniste en cas d'urgence et de guerre dans la région.

Le magazine a rapporté que la valeur du matériel militaire américain qui a été stocké dans l'entité sioniste avant la deuxième guerre du Liban atteint 400 millions de Dollars seulement.

09/11/2010 - www.palestine-info.cc

10.11.10 00:31


Les ombres projetées par la guerre



La guerre en Irak est officiellement terminée. C'est ce que le gouvernement américain vient de déclarer. On est tenté de croire au retour à la vie normale, mais les terribles expériences faites pendant la guerre, la violence, les souffrances, marquent le présent. Nous ne pouvons guère imaginer ce que la guerre représente: les traces profondes qu'elle laisse dans les cœurs des hommes.

La guerre en Bosnie, qui a eu lieu dans les années 1990, a quitté la une des journaux depuis longtemps. Nous avons oublié ce qui s'est passé à l'époque, et les générations ­futures n'en sauront pas grand-chose. L'exposition Bosna-Quilt, visible dans divers endroits de Suisse, nous montre comment les femmes bosniaques ont survécu à la guerre et à l'après-guerre. En 1993, pendant cette guerre, la peintre Lucia Feinig-Giesinger a découvert la technique du patchwork. Elle et d'autres femmes bosniaques se sont réunies à l'atelier de patchwork du foyer pour immigrés du Vorarlberg. Aucune d'entre elles ne connaissait cette technique auparavant et elles ont pu la découvrir toutes ensemble. Le visiteur de l'exposition apprend des choses sur la guerre, la violence, les souffrances, les peurs. On ne peut même pas exprimer avec des mots ce qu'elles ont vécu. Elles traduisent leurs sentiments avec des couleurs, des dessins, des motifs. Ces œuvres d'art, créées à petits points d'aiguille ont apporté à ces femmes des moments de joie. Pendant l'exil, leur travail n'a pas été seulement un gagne-pain mais une occupation leur permettant d'oublier le traumatisme de la guerre et de l'exode. Après la guerre, les femmes sont retournées dans leur ville de Gorazde où, par ce travail, elles soutiennent la population qui souffre encore des plaies infligées par les événements.

Lors d'une exposition à Berikon (AG), Iren Meier, correspondante d'alors pour les Balkans, a raconté ce qu'elle a vécu en Bosnie. Après le traité de Dayton, elle a rencontré à Sarajevo des personnes pour qui la guerre et l'après-guerre représentaient un défi énorme. Nous autres Occidentaux avons déploré cette guerre, il est vrai, mais de loin. Les hommes, les femmes et les enfants avaient à ­l'époque le sentiment d'être seuls. Iren Meier a observé, à bien des endroits, ce sentiment d'abandon. Ainsi, on l'a accueillie à Sarajevo en lui disant: «Nous ne pensions pas que vous étiez encore en vie.» Elle a eu aussi une rencontre qu'elle n'a jamais oubliée. Elle se rendait en taxi avec une Bosniaque vers la périphérie de Sarajevo pour voir la maison de cette femme. Aucune des deux ne savait pas ce qui les attendait. Arrivées non loin de la maison, elles ont observé des hommes qui emportaient tout le mobilier, les tableaux, la vaisselle - que la femme avait reçue en cadeau pour son mariage, 25 ans auparavant, ses vêtements! La journaliste s'attendait à ce que la ­Bosniaque éclate en sanglots. Pourtant elle est restée calme et lui a expliqué: «Les ­hommes emportent mes affaires mais ce n'est pas du vol car ils n'ont rien eux-mêmes, ils ont également dû quitter leur foyer. Il n'y a à vrai dire pas de différence entre eux et moi.» Elle a demandé à ces hommes si elle pouvait aller chercher le portrait de son père et quelques documents. Elle a trouvé tous les papiers. Finalement, elle a offert du chocolat à la petite fille serbe. Une rencontre qui restera à jamais gravée dans sa mémoire, manifestation de la dignité humaine. Les guerres sont voulues. La guerre de Bosnie a également été planifiée à l'étranger et menée par des armées étrangères. Les hommes ne veulent pas la guerre. Pour finir, Iren Meier a dit que les Balkans, ce n'est pas loin de chez nous. L'Europe se resserre de plus en plus. La jeune génération porte en son cœur les expériences de la guerre. Elle s'est demandé comment les jeunes organiseront l'avenir.
Ensuite, Amina, une femme médecin bosniaque, qui avait 11 ans lorsque la guerre a éclaté, a évoqué les expériences qui l'ont marquée. Pendant trois ans et demi, elle a vécu sans eau ni électricité. Tous les jours elle se rendait à l'école, ce qui était très dangereux. Un jour, elle eut une idée subite: De l'autre côté de la rue, le soleil brillait. Elle changea de trottoir. Peu après, derrière elle, à l'ombre, une grenade a explosé. Elle pensa que c'était le destin. Elle aime se souvenir de l'époque qui précédait la guerre.

Sarajevo avait la réputation d'une ville où vivaient des hommes de toutes cultures, de toutes langues et de toutes religions, des ­Serbes, des Croates, des Bosniaques, et ils ne faisaient pas de distinction entre eux. Même pendant la guerre, Amina partageait son pain avec les Serbes. La guerre est une tragédie. A l'époque, c'était l'instinct de survie qui animait les hommes et après la guerre, il a fallu qu'ils réinventent leur vie. Amina, elle, avait toujours des sentiments de culpabilité parce qu'elle vivait et que d'autres mouraient. Elle est devenue médecin parce qu'elle voulait aider les gens. Aujourd'hui elle est fière d'avoir lutté pour sa dignité, pour le droit à la vie. Elle se demande pourtant si elle est nationaliste. Elle aime Sarajevo, son pays et elle lutte pour sa dignité. Quand elle se compare aux jeunes Occidentaux, elle n'a pas le sentiment d'avoir manqué quelque chose car elle a fait des expériences qui l'on enrichie. Elle trouve que la guerre a fait reculer la Bosnie de 10 ans. Son pays manque encore de structures démocratiques. Elle souhaite retrouver un jour la société multiculturelle, l'égalité en droits de tous les groupes ethniques qui existaient avant la guerre.

Mais il y a beaucoup à faire. Les jeunes ne s'intéressent guère à la politique. Amina a conclu en demandant à ses auditeurs de ne pas avoir de préjugés à l'encontre des Bosniaques. La guerre en Irak est terminée, officiellement. Pour les hommes, c'est le retour à la «normale». Mais rien ne sera plus jamais comme avant. Ils gardent vivantes en eux les terribles expériences de la guerre, ils ont le sentiment d'être abandonnés, d'avoir été trompés. Ce sentiment restera à jamais profondément ancré dans leur coeur.
En Afghanistan, des attentats sont commis tous les jours. En Somalie, la guerre qui dure depuis deux décennies devient de plus en plus brutale. En Occident, nous nous indignons, mais à distance. N'oublions pas ceux qui vivent dans des régions en guerre. Rendons-leur leur dignité. •

On peut visiter l'exposition à
- Rapperswil du 29 oc­tobre au 3 décembre
- Feldkirch du 5 au 7 novembre

par Ursula Felber

Source : academic

mondialisation


10.11.10 00:27


Rapport: La terre brûlée, une nouvelle politique sioniste contre les Palestiniens

En Cisjordanie, les colons sionistes commencent à appliquer l'ancienne politique de la terre brûlée, dans le dessein de chasser le peuple palestinien de sa patrie et de ses biens. Cette politique devient une grande source de souci pour les Palestiniens.


Les derniers jours ont connu une recrudescence remarquable des agressions des colons sionistes contre les terrains agricoles palestiniens, en particulier contre leurs fermes et leurs oliviers. Les colons sionistes vont jusqu'à mettre le feu à ces terrains, à leurs arbres, à leurs produits. Ces incendies suivent ceux d'écoles et de mosquées, entre autres. Tous ces agissements ont pour objet de terroriser la population et de la pousser vers l'exil.

Souffrances quotidiennes

Tout un chacun sait comment et combien les colonies sionistes déployées partout en Cisjordanie dévastent tout ce qui se trouve autour d'elles : des points cancérigènes qui rongent toutes les cellules du corps palestinien. Les colons ne font que mettre de l'huile sur le feu. Récemment, ils ont mis le feu à l'école Al-Sawiya, au sud de Naplouse.

Le voisinage des colonies sionistes de Yatsahar, Itmar et Brakha, au sud de Naplouse, souffrent d'agressions quotidiennes : des incendies prémédités, des routes bloquées, des Palestiniens frappés, des olives volés sous la menace d'armes.

L'agriculteur Mohammed Qadous dit que chaque matin, un nouveau jour de combat commence, sans pouvoir connaître l'intention des colons de la colonie de Yatsahar. Cela dépendra de leur humeur. Le pire dans l'affaire, c'est que l'armée israélienne épaule les agresseurs israéliens, dans l'absence totale de l'autorité palestinienne et de ses services de sécurité.

Incendier les écoles

Les colonies sionistes ont mis le feu à l'école du village de Sawia et ont écrit des slogans incendiaires sur ses murs.

La collégienne Mona Mohammed dit que les colons sionistes ont mis le feu au dépôt de l'école, alors que les habitants du village ramassaient leurs olives, dans leurs terrains.

L'autorité de Ramallah pourchasse la résistance partout en Cisjordanie ; cela encourage les colons à tout faire, ayant les mains libres.

Ce sont des témoins oculaires qui ont vu les colons venant des points sionistes implantés sur les collines avoisinantes (Chifot Rahil, Chilo, Ayli) attaquer ladite école et mettre le feu au dépôt. Sur le mur, ils ont noté : « Les habitants des collines vous saluent », une salutation qui a coûté aux villageois plusieurs milliers de dollars et une peur atroce.

Coordination sécuritaire

Hamed Bitawi, député du Conseil Législatif Palestinien, remarque que ce n'est que cette coordination sécuritaire avec les occupants israéliens qui encourage les colons sionistes à faire plus d'agressions. Cette coordination ne fait que protéger les colons agresseurs et poursuivre celui qui pense à leur faire face !

Pour sa part, Mohmoud Khaled, activiste contre la colonisation et le mur, souligne que les colons sionistes créent chaque jour une nouvelle méthode pour faire mal au peuple palestinien, dont l'incendie de l'école Al-Sawia.

A remarquer enfin que ce ne sont pas seulement les colons qui agressent les Palestiniens. Les forces israéliennes d'occupation brûlent aussi la terre palestinienne et ses produits. Elles laissent la terre en cendre, inutilisable.

alterinfo
6.11.10 00:35


Free Palestine : une revendication qui fait le tour du monde (vidéo)

Action en plein centre de Zurich pour éveiller les consciences, exiger la fin de l'apartheid israélien, du mur et du blocus de Gaza.



CAPJPO-Europalestine -
Publié le 3-11-2010

europalestine

6.11.10 00:29


Rapport Amnesty 2010 sur les territoires palestiniens occupés (côté sioniste)

Amnesty

 

Durant l’offensive militaire de 22 jours dénommée opération Plomb durci, qui a pris fin le 18 janvier, les forces israéliennes ont commis des crimes de guerre et d’autres violations graves du droit international dans la bande de Gaza. Elles ont, entre autres, mené des attaques aveugles et disproportionnées contre des civils, pris pour cibles et tué des membres des professions médicales, utilisé des Palestiniens comme boucliers humains et tiré sans discernement des obus au phosphore blanc contre des zones densément peuplées. Plus de 1 380 Palestiniens, dont au moins 330 enfants et plusieurs centaines de civils adultes, ont été tués.

La plus grande partie de Gaza a été rasée et l’économie ruinée, les infrastructures de base ont été détruites et des milliers de Palestiniens se sont retrouvés sans logement. L’armée israélienne a continué de maintenir tout au long de l’année des restrictions draconiennes à la liberté de mouvement des Palestiniens dans les territoires occupés, entravant l’accès aux services essentiels et coupant les habitants de leurs terres. Le blocus militaire de la bande de Gaza, qui emprisonnait de fait tous ses habitants (1,5 million), a provoqué une crise humanitaire.

Malgré cela, Israël a empêché à plusieurs reprises l’aide internationale et humanitaire de parvenir à la population. Des centaines de Palestiniens gravement malades se sont vu refuser l’autorisation de sortir de Gaza pour se faire traiter, ou ne l’ont obtenue qu’après une longue attente, et au moins 28 sont décédés avant de pouvoir quitter Gaza. En Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, l’armée israélienne a cette année encore expulsé des Palestiniens, détruit leurs habitations et saisi leurs terres, tandis que les autorités permettaient l’expansion des colonies israéliennes sur des terres palestiniennes saisies illégalement.

Tout au long de l’année, les forces israéliennes ont eu recours à une force excessive, parfois meurtrière, contre des civils palestiniens. Des détenus palestiniens auraient de nouveau subi des mauvais traitements, mais les enquêtes sur ces informations étaient rares. Plusieurs centaines de Palestiniens étaient maintenus en détention administrative sans inculpation ; d’autres purgeaient des peines d’emprisonnement prononcées par des tribunaux militaires à l’issue de procès inéquitables. Les soldats et les colons israéliens ayant commis des violations graves des droits fondamentaux de Palestiniens bénéficiaient d’une quasi-impunité.

Contexte
Les élections législatives de février ont été marquées par la montée des partis de droite et suivies par la formation d’un gouvernement de coalition. Celui-ci a réuni le Parti travailliste, le Likoud – parti de droite –, et le groupe d‘extrême-droite Yisrael Beitenu. Les États-Unis ont multiplié les appels demandant à Israël d’arrêter l’expansion des colonies, à titre de première étape vers la reprise du processus de paix, mais ils n’ont pas été entendus.

Opération Plomb durci

Déclenchée sans avertissement dans la bande de Gaza, cette offensive militaire israélienne de 22 jours avait pour objectif déclaré de mettre un terme aux tirs de roquettes lancés en direction d’Israël par des groupes armés affiliés au Hamas et à d’autres mouvements palestiniens. Plus de 1 380 Palestiniens ont été tués et environ 5000 autres, dont au moins 1 800 enfants, ont été blessés, dans beaucoup de cas grièvement. Des milliers d’habitations, de locaux commerciaux et de bâtiments publics ont été détruits et des quartiers entiers rasés.

Les réseaux électriques, les installations d’approvisionnement en eau, les stations d’épuration et d’autres infrastructures essentielles ont été gravement endommagés. De grandes étendues de terres agricoles et de nombreux biens industriels et commerciaux ont été dévastés. Ces destructions étaient en grande partie gratuites et délibérées, et aucune nécessité à caractère militaire ne pouvait les justifier. Treize Israéliens ont trouvé la mort durant les combats, dont trois civils tués par des tirs de roquettes et de mortiers lancés sur le sud d’Israël par des groupes armés palestiniens (voir Autorité palestinienne).

Avant et pendant l’opération Plomb durci, l’armée israélienne a refusé l’accès à Gaza aux observateurs indépendants, aux journalistes, aux observateurs de la situation des droits humains et aux employés d’organisations humanitaires, ce qui a eu pour effet d’isoler Gaza du monde extérieur. Les autorités ont par ailleurs refusé de coopérer avec une mission d’enquête mise en place par le Conseil des droits de l’homme [ONU].

Le rapport de cette mission (rapport Goldstone), publié en septembre, accusait Israël et le Hamas de crimes de guerre et d’autres actes qui pourraient être constitutifs de crimes contre l’humanité, commis à Gaza et dans le sud d’Israël. Il recommandait que les responsables présumés des crimes de guerre soient traduits en justice. Les autorités israéliennes n’ont mené aucune enquête indépendante et impartiale sur le comportement de leurs soldats durant l’opération Plomb durci ; un certain nombre d’enquêtes internes ont toutefois été réalisées.

Attaques contre des biens civils

Les forces israéliennes ont attaqué des hôpitaux, des ambulances et des membres du personnel médical ainsi que des installations humanitaires, notamment des bâtiments de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Au moins 15 des 27 hôpitaux de Gaza ont été endommagés, considérablement dans certains cas. Une trentaine d’ambulances ont été touchées par des tirs et 16 membres du personnel médical ont été tués. Amnesty International n’a relevé aucun élément démontrant que des combattants du Hamas ou d’autres groupes armés aient utilisé des hôpitaux pour se cacher ou pour mener des attaques, et les autorités israéliennes n’ont fourni aucune preuve de nature à étayer de telles allégations. Trois secouristes – Anas Fadhel Naim, Yaser Kamal Shbeir et Rafaat Abd al Aal – ont été tués le 4 janvier à Gaza par un tir de missile israélien alors qu’ils s’approchaient à pied de deux hommes blessés. Un garçon de 12 ans qui leur indiquait le chemin, Omar Ahmad al Baradee, a également été tué.
 Le 17 janvier vers 6 heures du matin, un obus d’artillerie au phosphore blanc a atteint l’école primaire de l’UNRWA à Beit Lahia, où plus de 1 500 personnes avaient trouvé refuge. Deux enfants – Muhammad al Ashqar et son frère Bilal – âgés respectivement de cinq et sept ans – ont été tués. Une quinzaine d’autres civils ont été blessés.

Utilisation de civils comme boucliers humains.
Dans plusieurs cas, des soldats israéliens ont utilisé des civils palestiniens, y compris des enfants, comme boucliers humains durant des opérations militaires, ou les ont obligés à accomplir des tâches dangereuses. Des militaires ont également lancé des attaques à proximité de maisons habitées. Pendant deux jours à partir du 5 janvier, Yousef Abu Ida, son épouse Leila et leurs neuf enfants ont servi de boucliers humains lors de l’occupation de leur maison, transformée en position militaire, dans le quartier de Hay al Salam, à l’est de Jabaliya. Les soldats les ont ensuite forcés à sortir et ont détruit l’habitation.

Blocage de l’aide humanitaire
Les forces israéliennes ont délibérément empêché l’aide humanitaire et les secours d’urgence d’entrer à Gaza, ou ont entravé leur circulation. Elles ont attaqué des convois et des centres de distribution, ainsi que le personnel médical, ce qui a contraint l’UNRWA et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à réduire leurs activités à Gaza durant l’offensive. Plusieurs membres de la famille Al Sammouni se sont vidés de leur sang dans les jours qui ont suivi une attaque lancée le 5 janvier contre leur maison, dans le quartier de Zaytoun à Gaza, l’armée israélienne n’ayant autorisé personne, pas même les ambulanciers, à leur venir en aide. Des enfants sont restés pendant trois jours sans eau ni nourriture à côté des cadavres de leurs proches. Vingt-neuf personnes appartenant à cette même famille ont trouvé la mort.

 Blocus de Gaza – crise humanitaire

La poursuite du blocus imposé depuis juin 2007 par l’armée israélienne sur la bande de Gaza, a aggravé la situation humanitaire. Quatre habitants de Gaza sur cinq dépendaient de l’aide humanitaire en raison du fort taux de chômage, de l’extrême pauvreté, de l’insécurité alimentaire et de l’augmentation des prix des vivres due aux pénuries. L’ampleur du blocus et les déclarations des responsables israéliens à propos de son objectif démontraient que cette mesure était une forme de châtiment collectif infligé à la population de Gaza, en violation flagrante du droit international. L’opération Plomb durci a porté la crise à un niveau catastrophique. Après la fin de l’offensive, le blocus a entravé, voire totalement empêché, les efforts de reconstruction. De ce fait, les infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement ont continué de se dégrader, les coupures d’électricité se sont multipliées – entraînant des problèmes graves dans la chaleur de l’été et de sérieuses difficultés pour les établissements publics et de santé – et les effectifs dans les écoles ont augmenté. Le système de santé, déjà débordé, était confronté à de nouveaux défis et devait faire face à des installations endommagées et à une plus forte demande ; à cela s’ajoutaient des chances de reprise économique infimes, voire inexistantes. Israël continuait d’empêcher les agriculteurs d’accéder à leurs terres lorsqu’elles étaient situées à moins de 500 mètres de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, et d’interdire la pêche au-delà de trois milles nautiques de la côte. Parmi les personnes prises au piège à Gaza figuraient des patients gravement malades qui avaient besoin de traitements non disponibles à Gaza, ainsi que des employés et des étudiants qui voulaient rejoindre leur lieu de travail ou leur établissement d’enseignement en Cisjordanie ou à l’étranger. Samir al Nadim est mort le 1er novembre après avoir attendu 22 jours de pouvoir quitter Gaza pour subir une opération cardiaque. Lorsque les autorités israéliennes l’ont enfin laissé partir, le 29 octobre, il était dans le coma et sous assistance respiratoire. Il est mort des suites d’une insuffisance cardiaque dans un hôpital de Naplouse, en Cisjordanie.

 Restrictions en Cisjordanie

Le mur/barrière de 700 kilomètres érigé par Israël en Cisjordanie et qui sépare de nombreux Palestiniens de leurs terres, de leur travail et de leurs proches, ainsi que les couvre-feux prolongés et les quelque 600 postes de contrôle, barrages routiers et autres obstacles israéliens, continuaient d’empêcher les Palestiniens d’accéder aux services de base tels que les soins et l’éducation.

 Droit à l’eau

Israël continuait, en violation de ses obligations en tant que puissance occupante, de priver les Palestiniens dans les territoires occupés d’un approvisionnement

suffisant en eau salubre, ce qui entravait le développement socioéconomique et présentait des risques pour la santé. La consommation d’eau des Palestiniens atteignait à peine 70 litres par personne et par jour, soit bien moins que le minimum de 100 litres recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La consommation d’eau des Israéliens était quatre fois supérieure. L’armée israélienne détruisait régulièrement les citernes de collecte d’eau de pluie utilisées par des Palestiniens en Cisjordanie en arguant qu’elles avaient été construites sans autorisation.

 Expulsions forcées

Les forces israéliennes ont chassé des Palestiniens de chez eux et détruit leurs habitations, notamment à Jérusalem-Est, au motif qu’elles avaient été construites sans autorisation. Or, les permis de construire sont systématiquement refusés aux Palestiniens. Simultanément, les autorités permettaient l’expansion des colonies israéliennes sur des terres palestiniennes saisies illégalement. La population bédouine du Néguev a elle aussi subi des expulsions forcées.

Utilisation excessive de la force

Les forces israéliennes ont eu recours à une force excessive contre des civils palestiniens, dont beaucoup ont été blessés et certains tués. Les membres des forces de sécurité ont utilisé du gaz lacrymogène, des balles métalliques recouvertes de caoutchouc et des balles réelles, souvent en l’absence de menace sérieuse pour eux-mêmes ou pour autrui. Le 17 avril, Bassem Abu Rahmeh a été atteint par une bombe lacrymogène projetée à grande vitesse ; il est mort peu après des suites d’une hémorragie interne. Il participait à la manifestation hebdomadaire organisée à Bilin contre le mur/barrière de sécurité qui coupe les habitants de ce village d’une grande partie de leurs terres agricoles. Un enregistrement vidéo montre qu’il n’était pas armé et qu’il ne représentait aucune menace. L’armée israélienne a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de sa mort.
 Justice militaire- Détention sans jugement

 Le nombre de Palestiniens détenus sans inculpation ni jugement dans les prisons israéliennes a baissé, passant de 564 en janvier à 278 en décembre. Hamdi al Tamari, un lycéen palestinien de 16 ans arrêté le 18 décembre 2008, a été maintenu en détention administrative, sans inculpation, dans la prison d’Ofer non loin de Ramallah (Cisjordanie) jusqu’au 14 décembre, date de sa remise en liberté. Il avait été interpellé sous la menace d’une arme par des soldats israéliens à son domicile de Bethléem. Selon ses proches, il avait été frappé à coups de pied et roué de coups, entre autres mauvais traitements, au moment de son arrestation.

 Procès inéquitables  

 Cette année encore, des Palestiniens des territoires occupés, y compris des mineurs, ont été interrogés en l’absence d’un avocat et déférés devant des tribunaux militaires et non civils, où ils ont subi d’autres violations de leur droit à un procès équitable.

 Conditions de détention – privations du droit de visite

Les habitants de Gaza n’étant pas autorisés à se rendre en Israël depuis l’imposition du blocus, quelque 900 prisonniers palestiniens originaires de la bande de Gaza étaient privés des visites de leur famille, dans certains cas pour la troisième année consécutive.

 Torture et autres mauvais traitements

De nouvelles informations ont fait état d’actes de torture et de mauvais traitements infligés à des Palestiniens par des agents du Service de sécurité intérieure. Parmi les méthodes signalées figuraient les passages à tabac, la privation de sommeil et le maintien prolongé dans des positions douloureuses. La législation israélienne retient la « nécessité » comme justification possible du recours à la torture.

 Impunité

 L’impunité restait la norme pour les soldats et les membres de la police et des autres forces de sécurité, ainsi que pour les colons israéliens auteurs d’atteintes graves aux droits fondamentaux des Palestiniens, notamment d’homicides illégaux. Des colons se sont notamment livrés à des passages à tabac de Palestiniens ou ont jeté des pierres sur eux, et ils ont détruit des récoltes et des habitations. Dans les rares cas où des membres des forces de sécurité israéliennes étaient déclarés coupables, les peines prononcées étaient extrêmement légères.

 En juin, le parquet a abandonné les poursuites engagées contre Zeev Braude, un habitant de la colonie de Kiryat Arba, à Hébron, qui avait pourtant été filmé en train de tirer sur deux Palestiniens. Le 4 décembre 2008, Hosni Matriya et son père, Abdel al Hai, âgé de 67 ans, avaient été grièvement blessés.

 Prisonniers d’opinion – objecteurs de conscience israéliens

 Au moins six objecteurs de conscience israéliens ont été emprisonnés en 2009 parce qu’ils refusaient d’effectuer leur service militaire et étaient opposés à la présence de l’armée israélienne dans les territoires palestiniens occupés et aux opérations militaires à Gaza. Les ONG israéliennes qui soutenaient les objecteurs de conscience étaient de plus en plus souvent la cible de harcèlement.

 Le 29 octobre, Or Ben David s’est vu infliger une première peine de 20 jours d’emprisonnement pour avoir refusé d’effectuer son service militaire. Condamnée à deux autres peines, elle était de nouveau incarcérée à la fin de l’année.

 Visites et documents d’Amnesty International

 Des délégués d’Amnesty International se sont rendus en Israël et dans les territoires palestiniens occupés en janvier, février, juin, juillet, octobre et novembre.

 4 Israël et territoires palestiniens occupés. Le conflit de Gaza :

le droit, les enquêtes et l’obligation de rendre des comptes

(MDE 15/007/2009).

 4 Israël / Gaza. En fournissant des armes, les pays étrangers

alimentent le conflit (MDE 15/012/2009).

 4 Israel/Gaza: Operation “Cast Lead”: 22 days of death and

destruction, partiellement traduit en français sous le titre Israël/

Gaza. L’opération « Plomb durci » : vingt-deux jours de mort et de

destruction (MDE 15/015/2009).

 4 Israël et territoires palestiniens occupés. Les autorités doivent

prendre des mesures de toute urgence afin de répondre aux

préoccupations du Comité contre la torture (MDE 15/019/2009).

Amnesty International - Rapport 2010 165I.

 4 Troubled waters: Palestinians denied fair access to water,

partiellement traduit en français sous le titre Israël/Territoires

palestiniens occupés. Les Palestiniens privés de leur droit à

l’eau (MDE 15/027/2009).

 

01/11/2010 - http://www.palestine-info.cc/Fr/Default.aspx

3.11.10 00:27


Fao : la perte de biodiversité végétale menace la sécurité alimentaire

La biodiversité pourrait disparaître définitivement, compromettant gravement la sécurité alimentaire, si des mesures urgentes ne sont pas prises pour préserver la biodiversité d'une part et réguler son utilisation d'autre part, indique un rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) publié mardi.

Service d'ionformation de l'ONU, 26 octobre 2010

« Accroître l'utilisation durable de la diversité végétale pourrait être la clé principale pour affronter les risques qui pèsent sur les ressources génétiques pour l'agriculture », a déclaré le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf. « Il existe des milliers d'espèces sauvages apparentées aux plantes cultivées qui doivent encore être collectées, étudiées et documentées, car elles recèlent des secrets génétiques qui leur permettent de résister à la chaleur, aux sécheresses, à la salinité, aux inondations et aux ravageurs ».

Le document intitulé,'L'Etat des ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture dans le monde', est le second rapport sur le sujet, le premier avait été publié en 1998. Présenté mardi au cours d'une conférence de presse au siège de la FAO, à Rome, il aborde un vaste éventail de questions, notamment les effets du changement climatique sur la diversité végétale et sur les capacités actuelles de protection de la biodiversité et des plantes utilisées pour l'alimentation et l'agriculture.

« La perte de biodiversité aura un impact majeur sur l'habileté du genre humain à se nourrir demain, lorsque l'humanité comptera 9 milliards de personnes en 2050 et que les plus pauvres du monde seront les plus touchés », souligne le rapport. « Le changement climatique et l'insécurité alimentaire croissante sont des défis de taille pour les systèmes agricoles du monde, des défis qu'on ne saurait relever sans la collection, la préservation et l'utilisation durable des ressources phylogénétiques », expliquent les experts dans le document.

Les informations génétiques que renferment certaines variétés de cultures sont cruciales pour le développement de nouvelles variétés à croissance rapide, à haut rendement et résistantes à la chaleur, à la salinité, aux maladies et aux ravageurs. Ces nouvelles variétés seront nécessaires pour lutter contre l'insécurité alimentaire dans un monde confronté au changement climatique, estime la FAO.

Selon le rapport, 50% de l'accroissement des rendements des cultures au cours des dernières années résulte de l'introduction de nouvelles variétés de semences. L'irrigation et les engrais comptent pour l'autre moitié. Un exemple récent est le riz NERICA ou nouveau riz pour l'Afrique dont la maturation rapide a transformé l'économie locale dans plusieurs parties du continent, indique la FAO.

Depuis le dernier rapport sur les ressources phytogénétiques, en 1998, la faim a reculé dans certains pays, mais elle a gagné du terrain dans d'autres. Les prix des carburants et des denrées alimentaires ont considérablement augmenté. La mondialisation a progressé et, dans certains pays, les importations alimentaires à bas coût ont menacé la richesse de la diversité locale.

La FAO estime que 75% de la diversité des cultures a été perdue entre 1900 et 2000. Mais le rapport indique aussi qu'au cours des douze dernières années, on assiste a une prise de conscience généralisée en faveur de la protection et de l'utilisation de la diversité génétique des cultures vivrières.

« Dans les pays développés, le secteur des semences est suffisamment rentable pour en tirer un intérêt commercial viable. Ce n'est pas le cas dans les pays pauvres où le secteur public a du mal à assurer de bonnes graines pour tous les agriculteurs et l'accès aux nouvelles variétés », explique la FAO.

« Une utilisation plus large et meilleure des ressources génétiques et de la biodiversité des cultures vivrières stimulera la conservation. Des systèmes adéquats doivent être mis en place pour rendre de nouvelles variétés accessibles aux agriculteurs par le truchement du secteur public et d'autres acteurs », indique le rapport.

Publication originale ONU

contreinfo
3.11.10 00:24


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